
Brisons les tabous autour de la Santé sexuelle et Reproductive ainsi que les VBG pour les personnes à Besoins spécifiques
Alors que Le Burundi connaît une situation socio-démographique et sanitaire particulièrement préoccupante en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR), violence basée sur le genre (VBG) et éducation des filles. les personnes à besoins spécifiques ( les personnes vivant avec handicap , les albinos et les personnes sourdes, aveugles ou ayant une déficience intellectuelle) sont confrontées à de plus en plus de défis liés au contexte socioculturel qui est marqué par des tabous autour de la sexualité, surtout lorsqu’il s’agit des personnes handicapées. Beaucoup de familles et de communautés considèrent encore ces personnes comme asexuées ou incapables d’avoir une vie affective et reproductive normale. Cette perception entraîne leur exclusion des programmes d’éducation sexuelle et des services de planification familiale.
Pourtant, les personnes vivant avec un handicap ont les mêmes besoins et droits en matière de santé sexuelle et reproductive que les autres citoyens
Quant aux violences basées sur le genre, Selon des données nationales relayées par l’OMS, de nombreuses femmes burundaises ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles, souvent commises par des partenaires intimes. Les femmes handicapées courent un risque encore plus élevé, car elles ont parfois des difficultés à dénoncer les violences ou à accéder aux services juridiques et psychosociaux. La peur de la honte, le manque d’autonomie et l’absence de mécanismes de protection renforcent leur vulnérabilité
Sur cela s’ajoute le manque d’information adaptée car les personnes à besoin spécifiques sont souvent absentes pendant les campagnes de sensibilisation sur la SSR et les VBG. Cela augmente leur vulnérabilité face aux infections sexuellement transmissibles, aux grossesses non désirées et aux violences sexuelles. Les jeunes filles handicapées sont particulièrement exposées aux abus sexuels, souvent dans le silence, en raison de la dépendance économique, de la pauvreté et de la stigmatisation sociale
Dans ce contexte, que l’organisation UDCEH avec l’appui financier de l’ONG Ipas a organisé une compagne de sensibilisations des personnes issues de ces groupes marginalisés et vulnérables faces aux différents défis socio-économiques dans leurs communautés respectives
Cette dernière avait pour objectif pour objectif d’améliorer l’accès aux services et à l’information en éliminant les obstacles physiques, comportementaux et relatifs à la communication entravant les services de santé, d’éducation et de protection sociale à travers des sensibilisations communautaires pour la prévention et à la lutte contre les VBG à l’égard de ces personnes à besoin spécifiques et l’amélioration de leurs accès aux services et à l’information.
Cette activité qui s’inscrit dans le cadre du Projet NI Uwagaciro a été effectué dans la province de Butanyerera, dans les districts sanitaires de KIREMBA et TANGARA, dans les aires de responsabilité des CDS GAKERE, RUHORORO, MUSASA, GATABO et HC GASHIKANWA , elle a permis à 40 personnes à besoins spécifiques d’améliorer les connaissances sur leurs droits en matière de la SSR et la lutte contre les VBG
Cependant, selon le représentant légal de l’UDCEH Jolys HAKIZIMANA, ces personnes, surtout les jeunes filles, ont besoin d’être soutenues économiquement pour pouvoir participer à la création des revenus et réduire leur dépendance économique faute de quoi elles demeureront davantage exposées et vulnérqbles face aux SSR et aux VBG.