• (+257) 79 07 76 08/79234964
  • info@udceh.org
  • Bujumbura Mairie,Kigobe Av. DCA
L’UDCEH Prône la création et la consolidation de Partenariat et la résilience après le retrait des Etats-Unis d’Amérique de nombreuses organisations, conventions et programmes internationaux liés notamment au climat, à la Biodiversité et à l’énergie, jugés contraires aux intérêts nationaux américains.

L’UDCEH Prône la création et la consolidation de Partenariat et la résilience après le retrait des Etats-Unis d’Amérique de nombreuses organisations, conventions et programmes internationaux liés notamment au climat, à la Biodiversité et à l’énergie, jugés contraires aux intérêts nationaux américains.

Le 7 janvier dernier , le président Américain Donald Trump a signé et ordonné le retrait des Etats-Unis d’Amérique de nombreux engagements relatifs à la participation et au financement américains au sein de plusieurs cadres multilatéraux, y compris des instances des Nations unies comme le Département des affaires économiques et sociales, plusieurs commissions économiques régionales de l’ECOSOC, le Programme de collaboration des Nations unies pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+), la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ONU Femmes etc…..

Le mémorandum a suivi le décret présidentiel 14199, promulgué le 4 février 2025, qui avait chargé le secrétaire d’État, en concertation avec la représentation américaine auprès des Nations unies de revoir tous les engagements internationaux des États-Unis : Organisations intergouvernementales, conventions, traités jugés sans aucun intérêt national américain. D’où la décision du Président américain après le rapport transmis à la Maison-Blanche et validé après délibération avec son cabinet : « retrait immédiat de dizaines d’instances, ainsi que la cessation de toute participation ou de tout financement, dans les limites permises par la loi »

Alors que la contribution financière et politique américaine constituait un levier majeur de stabilité et de fonctionnement, ce retrait dans de nombreux cadres multilatéraux interroge l’avenir de la gouvernance environnementale mondiale. L’UDCEH considère cette sortie des États-Unis de ces enceintes comme un désengagement financier et même la fragilisation des rapports de force, les décisions issues des discussions internationales,des débats et des recherches scientifiques.

Face à cette rupture qui menace directement les mécanismes de soutien au développement durable, le renforcement de la résilience des pays Sud émettant moins de gaz mais participant significativement dans l’atténuation, l’adaptation et la lutte contre la déforestation en Afrique.

Le Burundi n’est plus à l’abri de « chocs » que vont subir des populations rurales surtout les femmes et les enfants. Cette fragmentation des  mécanismes de coopération internationale rendront plus difficile l’élaboration de politiques climatiques cohérentes , et affaiblira le cadre multilatéral censé coordonner les actions climatiques globales et la capacité d’adaptation aux impacts climatiques car les pays vulnérables sont déjà parmi ceux qui subissent le plus les effets réels du changement climatique  (sécheresses, inondations, cyclones, montée du niveau de la mer),cela traduit que ces pays auront moins de moyens pour renforcer leurs infrastructures et systèmes d’alerte précoce , ils se retrouveront dans un état avec plus de pertes humaines , matérielles et économiques (agriculture, santé publique, logement, sécurité alimentaire). Et Le principe fondamental de l’action climatique équitable n’est plus applicable où ces pays verront croître le fardeau financier et humain sans ce soutien adéquat et pourront même aggraver la pauvreté, les migrations climatiques et les tensions socio-politiques dans des régions déjà fragiles.

La coordinatrice en charge de l’environnement et du changement climatique porte-parole, NAKIMANA Anny Kenthia, déclare que l’UDCEH reste déterminité pour créer de partenariats solides, de renforcer la solidarité avec toutes les parties prenantes pour le climat. Le plaidoyer reste une option importante vu que les Etats-Unis d’Amérique sont une puissance productrice des GAS : A-t-elle déclarée.

Elle lance un appel aux autres puissances et unions comme L’Union Européenne, La chine, le Brésil et bien d’autres à doubler les efforts pour limiter et réduire les chocs que subiront les Pays à faible revenu et moins industrialisées face à cette décision ordonnée par le Président des Etats-Unis d’Amérique mais aussi pour maintenir le rythme global vers l’atteintes des Objectifs du développement durable surtout ceux liés au climat et à la protection des ressources naturelles.

Elle termine, en exhortant les peuples africains particulièrement ceux du Burundi et du Bassin du Congo à changer de mentalité et à résister face aux chocs éventuels.